TransOceanik 2011

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Site do Evento de 2011, com arquivos de áudio de todas as intervenções: http://www.archivesaudiovisuelles.fr/2174/

 

Y a-t-il une place pour la mémoire heureuse lors de l’évocation de la mémoire d’événements collectifs douloureux ?

Pourquoi et comment émerge-t-elle ?

La mémoire heureuse d’avant l’horreur et hors de l’horreur peut être bannie par culpabilité, « pudeur », risque de représailles ou autres craintes du regard d’autrui. Il y a aussi le rejet sous prétexte que les petits bonheurs ou l’humour puissent banaliser l’horreur. On pourrait se demander si une possibilité de transmission de la mémoire douloureuse n’implique pas justement de toucher avec cette autre part de vie qu’est la mémoire heureuse comme expérience partageable.

Quatre sessions explorent diverses expressions contemporaines de la mémoire : témoignages, romans, photo, films, art, rituels, serious games en ligne – face aux violences héritées de la guerre (Liban, Palestine-Israël, camps de réfugiés, etc.), de génocides (par exemple Rwanda ou Cambodge et ses réfugiés exilés), du nucléaire ou d’autres catastrophes (Tchernobyl, Fukushima, Haïti, etc), et diverses formes d’héritages coloniaux (Aborigènes, Kanaks, Polynésiens et autres peuples du Pacifique, descendants d’esclaves dans l’Océan indien et les Caraïbes).

Les débats enregistrés – et non filmés – ont interrogé les nouvelles formes de représentation et d’écriture de la mémoire, les dynamiques de re-création des lieux comme “lieux-témoins”, l’art et les jeux face aux désastres, ainsi que les options créatives pour sortir de l’enfermement. Ce colloque international de l’équipe “Anthropologie de la perception” (Laboratoire d’Anthropologie Sociale) a été organisé par Barbara Glowczewski et Aïda Kanafani-Zahar (LAS/CNRS) dans le cadre du GDRI “Anthropologie et Histoire des Arts” et du réseau TransOceanik.